Je reprends le titre que Khaz avait donné à son article du 20 novembre 2016.
Comme toujours, le poète et le philosophe s'y expriment.
Il y a une toute petite poignée de jours c'était encore l'été ! Le vert se maintenait envers et contre tout.
Puis soudain par surprise le froid est arrivé, a brutalement changé la palette des couleurs.
Au ciel uniformément gris ont fait écho des couleurs souvent sombres.
Parfois Ô divine surprise ! un flot de lumière est descendu du ciel flot de lumière dorée aussi joyeuse qu'un miel de printemps aussi chaude, aussi douce ... qu'un alizé de Martinique aussi légère qu'un parfum de jasmin
Puis un jour... sans aucun préavis une averse de neige est tombée : un commando d'énormes flocons qui ont tenté de créer un épais tapis blanc.
Ce fut une réussite... pour quelques heures seulement.
Bref les jours se suivent et ne se ressemblent pas, le temps d'aujourd'hui ne présume pas de celui de demain, celui du matin n'annonce pas celui de l'après-midi, la nuit s'infiltre chaque jour un peu plus tôt.
Tout est détraqué. Et pourtant ... ... jour après jour ... ... émerge une impression étrange ... ...
La douceur infinie de l'automne.
Ah que j'aime de l'automne la douceur infinie
Qui est celle d'une oeuvre complètement achevée
Comme peut l'être le final d'une vaste symphonie
Qui de sa mélodie a su nous rassasier.
L'heure n'est plus aux espoirs, aux projets, aux hardiesses,
L'heure n'est plus à l'action, la tension vers un but,
Mais celle de la récolte, celle de l'accomplissement,
De la contemplation, celle de l'apaisement.
Oh certes mille ratages blessèrent nos entreprises
C'est le lot de chacun : nous échouons souvent
Mais nous avons vécu, de méprises en surprises
Mais nous avons vécu, c'est cela l'important.