En cherchant une photo de mon grand-père déguisé en Charlot, j'ai retrouvé des photos de tente qui apparaitront dans mon autre blog.
Et voici ce que j'ai recueilli chez Khaz à propos de tente.
Encore une bien belle réflexion tirée de http://kazimir.eklablog.com/la-shekinah-ou-sont-nos-disparus-toulouse-alpes-de-haute-provence-keny-a115307148
Une question me poursuit : où sont ceux que nous avons aimés et qui ont, nous dit-on, " disparu " ?
Question subsidiaire : savez-vous ce qu'est la Shekinah ?
Ce mot hébreu vient du verbe " chekin " qui signifie se trouver là, résider, habiter.
La Shekina désigne la présence permanente de Dieu en chaque être.
Mais aussi dans toutes les manifestations naturelles, spectaculaires ou discrètes.
Simples exemples : un coucher de soleil, une goutte d'eau.
Les Hébreux célébraient la Shekinah dans le temple de Jérusalem.
Mais quand ils en furent séparés pour diverses raisons historiques, ils construisirent un tabernacle portatif et le transportaient avec eux dans le désert.Si je dis des sottises, Simone me corrigera !
Or qu'y avait-il dans ce tabernacle ... ??? Rien : il était vide.
La "présence de Dieu" est une absence : une absence apparente, évidente, incompréhensible.
C'est bien ce que nous éprouvons quand nous pensons à ceux qui sont "partis". Et je dis tout de suite qu'ils ne sont pas au cimetière, lieu où nous pourrions trouver quelques os, ou un peu de poussière. Non, non et non : ils ne sont pas là ! Ce ne sont que des restes matériels sans le moindre intérêt. Passé le temps du deuil, il faut totalement oublier ces restes. Sinon on devient fétichiste.
Pourquoi vous dis-je tout cela ? Parce que, ne sachant quoi vous écrire, j'ai pensé à vous montrer un objet bizarre que j'ai fabriqué il y a quelque temps, et tellement bizarre que je croyais ne jamais le montrer à personne.
Et soudain, en le regardant, j'ai pensé à la Shekinah !
C'est donc une sorte de petite cabane, tente, ou hutte. Un tipi ? Mais personne ne l'habite. En apparence.
Et voici que j'ai pensé à tous ces gens qui ont récemment perdu la vie et spécialement à ces jeunes gens, étudiants, petits enfants même ! Aux trois enfants de l'école de Toulouse Ozar-Hatorah, tués le 19 mars 2012, ( une enfant était en maternelle ! )
Aux 149 morts de l'airbus ce 24 mars dans les Alpes de Haute Provence, dont 16 élèves d'un lycée de la Rhur, le lycée Joseph König.
Et aux 148 personnes assassinées le 2 avril au Nord-Est du Kenya, sur le campus universitaire de la ville de Garissa, dont 142 jeunes étudiants qui avaient le tort de ne pas être musulmans.
Où sont-ils ? je leur offre ce lieu, temple de ce qui est invisible, mais terriblement présent !
Car en nos coeurs s'élève un cri de douleur mais aussi une prière chargée de tout notre amour de la vie. Comme si nos bras se dressaient vers le ciel pour implorer.
Oh certes nous sommes aussi impuissants que nous sommes ignorants et tous nos gestes semblent dérisoires.
Mais où que nous allions, quoi que nous fassions, nous ne cesserons pas de penser à eux tous.
Eux et nous, pour toujours, nous sommes UN.