Bon j'ai triché un peu : je cherchais Jacques dans les trésors de Khaz et je suis tombé sur Jean-Jacques.
Mais quel bonheur de retrouver cet article http://kazimir.eklablog.com/regard-sur-notre-passe-a126208718 où il parlait de moi.
Voici l'article tel que je l'avais complété chez moi :

Grésy sur Aix, mon ancienne commune, 1100 mètres plus bas
En miroir à cette photo je vous joins le très flatteur et profond article de notre ami de blog Kasimir :
Et si j'ai pensé à ce Jacques, c'est parce que j'en ai écouté la superbe version de Jean-François Zygel et Zazie, dans le CD "l'Alchimiste" :
Depuis quelque temps Papydom nous offre chaque jour de superbes photos de la Savoie.
Celle de ce jour (21 juin - lien) n'est pas la plus somptueuse, mais elle m'a touché d'une façon particulière, si bien que j'en ai fait un petit dessin, et que j'ai eu envie de vous livrer les réflexions que ce paysage m'a inspiré.
Les voici.
Ce promontoire, où je me trouve par la magie de la photographie, représente ma situation actuelle et je le suppose la situation actuelle de beaucoup d'entre-nous, qui avons vécu et qui pouvons donc, par la magie de notre mémoire cette fois, contempler notre vie telle qu'elle fut jusqu'à ce jour, contempler notre " ancienne commune ", cette ville où nous avons vécu (peu importe que ce ne soit pas exactement celle-ci).
Je n'ai pas représenté le banc qui invite à la rêverie, comme nous dit Nicole, et sur lequel un célèbre Jean-Jacques, le promeneur solitaire, ou un non moins célèbre Alphonse, se sont peut-être assis ....
Je n'ai pas représenté la palissade, pourtant bien utile, car elle marque une limite qu'il est prudent de ne pas franchir physiquement : le danger est réel.
Le danger de la rêverie n'est pas moins réel, car si nous nous laissions aller à trop de rêverie, nous risquerions d'être comme aspiré par la nostalgie des jours heureux et happés par le désespoir de ne pas parvenir à les ramener dans le présent.
" Ô temps suspends ton vol ! "
Nous ne pouvons pas éviter que cette pensée vienne en nous et cela ne suffirait pas, il faudrait que le fleuve du temps remonte son cours !
Oui, cette ville ancienne dont l'image m'apparait fut mienne, au jour le jour.
J'y vécus des joies, des espoirs, de la fatigue, des douleurs, mais les jours succédaient aux jours, et je pensais que cela allait durer toujours.
Aujourd'hui seulement je réalise que non, mais c'est déjà fini.
Attention ! Le vertige n'est pas loin !
A un moment il faut arrêter la rêverie, et reprendre sa marche, quitter ce lieu de méditation, retrouver l'action, et la densité du présent.
L'arbre isolé (je reprends les mots de Nicole) c'est moi, ou bien c'est vous.
Isolé ?
Par la magie de nos ordinateurs, ce n'est plus tout à fait vrai.
Ils nous permettent de communiquer entre nous. Merci à eux.
Merci à ceux qui ont inventé cet outil, et merci à ceux qui nous offrent la possibilité de faire un blog.
Merci à l'équipe d' Eklablog.
Merci à tous les amis du blog qui ont cette grande générosité d'y inscrire leur pensées.
D'autres se contentent d'en profiter... pourquoi pas.
Je ne puis les remercier puisqu'ils ne se manifestent pas. Pour moi ils n'existent pas.
Ceux qui se manifestent, parlent, écrivent, sont mes amis.
Ce sont eux qui font du blog un lieu de vie, immatériel et cependant réel.
Je les remercie très sincèrement.
Bien sûr il y a des pirates.
Mais le blog est un lieu de partage et d'amitié.
Honni soit qui mal en pense.
Et merci à notre photographe savoyard.
Bonne journée à tous.