Je reprends le titre que Khaz avait pris pour son article http://kazimir.eklablog.com/que-faire-lorsqu-on-a-recu-une-tuile-sur-la-tete-a138985612
Rien à y ajouter ou retrancher.
Comme est long cet hiver !
La nature n'est pas la seule à lutter pour renaitre à la vie. Nous aussi traversons cette même épreuve du froid. Notre esprit lui-même.
Normal : nous sommes partie prenante de la nature. C'est pour nous, comme pour elle, le temps de la foi. De la foi en la vie.
Il nous faut savoir lire les discrètes couleurs du ciel au-delà des sombres frondaisons.
Mais en cette période, il faut le reconnaitre, nous sommes plus fragiles.
Et si en plus nous recevons une tuile sur la tête nous pouvons nous sentir en danger.
Arnica 3 DH ou Arnica 30 CH ? Je laisse aux homéopathes le soin d'en débattre, pour me demander plutôt qu'elle est la bonne attitude à avoir, comment faire pour que cette tuile reçue devienne l'occasion d'un progrès dans notre vie.
Il m'arrive de casser une assiette, un vase, une poterie, parfois une poterie à laquelle je tiens.

Et bien j'en ramasse précieusement les morceaux et les dispose dans mes chemins qui par endroits se ramollissent dangereusement en hiver.
Combien de fois ma voiture s'y est enlisée ! Avec à la clé des heures de travail pour me sortir de ce mauvais pas.
Casser quelque chose peut être très regrettable mais c'est aussi l'occasion d'un progrès inattendu !
Oui, nos malheurs, les chocs que nous subissons, peuvent aussi être pour nous des occasions de progrès.
Pourquoi ?
Parce que nous ne sommes pas construits seulement par ce qui nous a été agréable, mais aussi par nos malheurs, nos blessures, nos souffrances, nos déceptions, nos manques, nos frustrations.
Comme le fer travaillé par le forgeron, ce qui nous heurte nous rend plus fort.
Allons plus loin.
Toutes nos relations ne sont pas parfaites.
Nous en connaissons plus ou moins clairement les défauts mais souvent nous ne voulons pas les voir, afin, croyons-nous, de ne pas les mettre en péril.
C'est une erreur. Un peu comme quand on pousse la poussière sous le tapis.
Mais un jour ... c'est l'accident ! Et ça fait mal. Oui, il ne faut pas le nier, et même parfois très mal.
Mais voyons les choses autrement.
Nous n'avions pas la force, le courage, de mettre sur la table ... certaines choses.
Ce brutal accident dans notre relation, qui s'impose à nous, comme une tuile nous arrive sur la tête, va être l'occasion de mettre à jour, au clair, en pleine lumière, des faits qu'il aurait été nécessaire d'examiner bien plus tôt, mais que nous avons mis de côté... pour ne pas faire de vagues.
Cet accident va être l'occasion (douloureuse) de purger le passé !
Ainsi va se faire au fil des ans un tri dans nos relations.
Celles qui étaient trop infiltrées d'hypocrisies, de faux semblants, seront supprimées, comme on coupe les branches malades d'un arbre.
Celles qui supporteront l'épreuve du feu, l'épreuve de la vérité, demeureront, et la tendresse reviendra.
L'amour vrai n'a rien à craindre de la vérité.
Bien au contraire.
Alors la joie du printemps refleurira.
Même si ce vieux pot, auquel j'avais donné une forme hexagonale, ira rejoindre un jour la terre argileuse de mes chemins, la plante, elle, grandira.
Bon courage à tous :
le printemps va venir.
Il est tout près de nous !
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